En 1939, un Vosgien fit beaucoup parler de lui. Louis Philippe venait d’être arrêté à Lyon et il avoua pas moins de 5 assassinats… Le tueur se faisait appeler « Philippe des Vosges ».

Gallica.bnf.fr, L’Œuvre, 4 mars 1939, page 5.

Les deux veuves Davault et Allemand, son complice Gilbert « Moustique » Durand et deux marins, voilà le tableau de chasse de Louis. Les journaux brossèrent le portrait d’un psychopathe à qui la chance avait trop souri et qui s’était cru tout puissant. Les journalistes en quête de sensationnel n’hésitèrent pas à le comparer à un autre tueur en série tout juste arrêté lui aussi : Eugène Weidmann. Philippe des Vosges, comme il se faisait appeler, fut ainsi surnommé « le Weidmann lyonnais ». Alors que l’affaire du tueur au regard de velours défrayait la chronique judiciaire et que son charisme faisait pâmer les jeunes filles, Louis Philippe apparut comme une pâle copie, une émule tragique. L’histoire de Louis Philippe, retrouvée dans les archives judiciaires de la cour d’assises du Rhône, fut surtout celle d’un fils sans parents et d’un père sans fils choisissant toujours le pire.

Louis Charles Philippe naquit le 4 mai 1910 à Dommartin-lès-Remiremont. Sa famille s’installa ensuite à Gérardmer où son père Victor Philippe, alcoolique et infirme, tenait un petit café boulevard Kelsch. La vie familiale était chaotique. Deux ans après sa naissance, son père se pendit. La rumeur publique parlait d’un pari plus que stupide où une bouteille de champagne était réservée à celui qui oserait se pendre. La réalité était qu’en début de soirée, le café plein des consommateurs habituels, Victor Philippe ne revenait plus de la cuisine. Il s’était pendu à la targette de la porte, comme ça, alors que tous les clients étaient à quelques mètres.

Sa mère, Victorine, était connue pour accorder facilement ses faveurs en échange de quelques sous. Des clients montaient de temps en temps à l’étage. Après le décès de son père, sa mère se remaria avec Louis Lavergne, le plus riche et le plus gentil de ses clients. Ce dernier partit à la guerre en 1914, et à peine remariée sa mère fut de nouveau seule. Au bout de quelques temps, un soldat du génie cantonné à Gérardmer, un certain Lavigne, prit la place du second mari. Les amants durent emmener le jeune Louis partout où le devoir appelait Lavigne.

Alors que le ménage s’était fixé un temps à Nancy, Louis fut confié en 1919 à l’établissement du Sauvetage de l’enfance de Brignais, dans la banlieue de Lyon. Là-bas, il apprit à lire et à écrire et fût relativement bien traité. Trois années plus tard, sa mère qui avait pris la gérance d’un café à Vaise voulut récupérer son fils. L’expérience fut un désastre. Le jeune homme passait pour être une tête dure. Au bout de 4 ans, sa mère abdiqua. Elle fit placer son fils dans une colonie pénitentiaire au motif qu’il l’avait battue. Louis, des années plus tard, confiera que ce placement avait été obtenu grâce à un certificat médical de complaisance et que l’initiative était revenue à son beau-père.

Il passe un an dans cette colonie pénitentiaire située à Mettray. Il s’y comporta relativement bien et contracta un engagement dans la Marine lorsqu’il eut 18 ans. Il embarqua à bord de plusieurs navires et parcourut le monde entier. En décembre 1929, il fut embarqué comme cuisinier sur le Bellatrix naviguant dans le pacifique. C’est dans cet endroit paradisiaque, à l’autre bout du monde, que débuta l’itinéraire sanglant de Louis. Brimé par un quartier maître, il songea à se venger. Il savait qu’au fond de la cale se trouvait une grosse quantité de films en nitrate de cellulose, matière hautement inflammable et pour laquelle, un rien suffit à faire tout exploser. Sans vraiment réfléchir aux conséquences de son geste, Louis craqua une allumette et rejoignit ses camarades sur le pont. Le feu prit soudain une ampleur extraordinaire et les marins eurent à peine le temps de quitter le navire avant qu’il n’explose littéralement. La vengeance de Louis ne fut pas exaucée, l’homme qu’il avait visé s’en était tiré et ce furent deux marins innocents qui périrent. Louis se rendit compte qu’il était impénétrable aux remords. Alors que les autorités militaires convenaient qu’il s’agissait d’un accident, il ouvrit un carnet de moleskine noir et y consigna son état d’âme :

« C’est par ma faute que le capitaine et mon copain ont été tués. Maintenant la vie ne m’intéresse plus. Tôt ou tard il faudra que je me supprime. Je vais pouvoir me foutre de tout. »

Photographie du Bellatrix parue dans Detective, 9 mars 1939. Archives du Rhône, 2 U 908.

Il passa encore un an sur un autre vaisseau de la marine française avant de retrouver la vie civile en octobre 1932.

Il retourna dans les Vosges, là où il avait passé son enfance. Il rencontra une jeune fille ouvrière à Remiremont, Rose Villemard, avec laquelle il se maria aussitôt. Il prit également un travail à l’usine. Une vie banale semblait se profiler, mais après seulement trois mois de vie commune, Louis se rendit compte que la proximité de ses beaux-parents lui rendait la vie impossible. Il demanda alors à Rose de le suivre à Toulon, mais elle refusa. Il partit donc seul et continua à revenir régulièrement dans les Vosges pour voir sa femme. Le 1er août 1933, son fils Pierre vit le jour, mais l’heureux évènement n’empêcha pas le couple de se séparer. Rose reprochait à Louis d’être parti, d’être un fainéant et de chercher à se faire entretenir.

En octobre et à court d’argent, il tenta d’arracher le sac à main d’une voyageuse dans le train qui le ramenait à Remiremont. Après avoir brutalement frappé la jeune femme, il se fit arrêter. Le bandit débutant n’avait pas encore les bons réflexes. Il fut jugé à Aix-en-Provence et se vit infliger une peine de 5 ans de prison. Il entra à la maison centrale de Nîmes et ne pensa plus qu’à une chose : revoir son fils. Dans les geôles nîmoises, il fit la connaissance d’un autre vosgien, Gilbert Durand, surnommé « Moustique », un petit malfrat avec lequel il se lia d’amitié.

Photographies anthropométriques de Gilbert Durand, alias Moustique. Archives du Rhône, 2 U 908.

Lorsqu’il sortit de prison en avril 1938, Louis prit la direction du nord pour se rapprocher de son fils. Il fit escale à Lyon où il retrouva son ami Gilbert Durand. Pour reconstituer leur pécule, ils commirent quelques cambriolages. Il essaya bien de travailler, mais le crime payait mieux. Les compères se rendirent ensuite à Gérardmer où ils avaient des connaissances. Toujours obsédé par son fils, il tenta de lui rendre visite à Mulhouse, mais se fit arrêter pour non présentation de son carnet anthropométrique. Pour ce même motif il se fit arrêter deux nouvelles fois et finit par être incarcéré 4 mois.

Lorsqu’il ressortit de prison le 11 décembre 1938, il n’avait plus un sou en poche. Alors il se souvint de son pensionnat à Brignais qu’il avait fréquenté bien des années auparavant. Un an plus tôt, il avait rendu visite à l’aumônier de l’école. Il avait alors été reçu dans le bureau du directeur et avait vu, grand ouvert, un coffre-fort bien garni. Dans la nuit de Noël et pendant l’office de la messe de minuit, il se glissa dans ce sinistre bâtiment, ancien pénitencier désaffecté à la fin du XIXe siècle. Louis fractura la porte du bureau du directeur et fonça vers le coffre encastré dans le mur. Il fit sauter l’encadrement en bois et força la serrure. Il employa tous les moyens possibles, mais le bahut était si lourd qu’il ne put que constater son échec. Louis prit alors une feuille de papier sur le bureau et griffonna quelques mots à l’attention du directeur : « Vénard, t’es verni. Un ami… Non de Dieu ».

Note manuscrite laissée lors du cambriolage raté de la colonie de Mettray. Archives du Rhône, 2 U 908.

A court d’argent, il retrouva son ami Gilbert Durand et planifia quelques coups, manière de renflouer les caisses. Pour s’assurer une circulation libre, il subtilisa un fascicule de mobilisation à un quidam lui ressemblant vaguement. Le 11 février, Gilbert Durand présenta à Louis, un jeune de 19 ans nommé Gustave Balligand plein d’assurance et prêt à en découdre.

Ce dernier était orphelin de père depuis l’âge de 6 ans. Il était enfant unique et sa mère était la bonne d’un médecin de la Sarthe. Comme sa mère ne pouvait pas s’occuper de lui, il fut élevé en partie par sa grand-mère. A 13 ans, Gustave partit en apprentissage chez un pâtissier, puis enchaîna les petits boulots comme cuisinier et pâtissier. Il finit par monter à Paris pour travailler. Dans la capitale, il se rapprocha du Parti social français créé à la dissolution des Croix-de-Feu du colonel de La-Rocque. Ce parti nationaliste d’extrême droite possédait un bureau de placement interne qui permit à Gustave de toujours travailler. Puis un jour le jeune homme décida d’aller à Marseille avec comme objectif d’embarquer pour une destination lointaine. Il cessa de travailler et couchait à l’Armée du Salut. Il fit quelques mauvaises rencontres et commença à commettre des vols pour gagner un peu d’argent. Il se fit attraper par la police et fut condamné à 2 mois de prison pour un vol de soieries dans la banlieue de Montélimar. Il visita quelques temps la prison de Lyon et lorsqu’il sortit, après avoir travaillé quelques mois, il coucha à l’asile de nuit où il fit la connaissance de Moustique et intégra la bande de Philippe des Vosges.

Photographie anthropométrique de Gustave Balligand. Archives du Rhône, 2 U 908.

Le trio se mit en route aussitôt pour Champagne-au-Mont-d’Or où ils visitèrent les troncs de l’église du village. Ces derniers étant vides, ils ne rendirent pas les malfaiteurs plus riches. La bande de Louis choisit alors une épicerie de la rue Boileau à Lyon pour être le théâtre de leur prochain coup. L’action fut planifiée, précisée dans les moindres détails et se déroula sans accroc…enfin presque. Alors que Louis et Gustave commandèrent du fromage à la vieille épicière, Gilbert entra dans la boutique, ferma les verrous et les volets. La vieille femme fut alors bâillonnée, ligotée et brutalisée. Mais le bâillon était trop serrée et la santé fragile de l’épicière fit le reste, elle s’évanouit et perdit connaissance. Louis, frappé d’un remord au moment de partir, lui desserra le foulard qui obstruait la bouche de leur victime, en espérant avoir fait le nécessaire pour éviter le pire… Mais lorsque elle fut retrouvée au petit matin par ses voisins, la veuve Davault était bien morte.

Les morceaux de fromages consommés par la bande de Philippe étaient toujours en place dans la boutique au moment des premières constations des policiers. Archives du Rhône, 2 U 908.

Pour le trio, la récolte fut maigre, 400 francs par tête. Louis Philippe et Gilbert Durand prirent ensemble la direction des Vosges tandis que Gustave resta à Lyon. Louis avait toujours en tête le désir de revoir son fils.

Louis et son complice Moustique voyagèrent ensemble et une fois arrivés à Gérardmer, eurent une violente dispute au sujet de la répartition des gains de la précédente affaire. Alors qu’ils marchaient du côté du Saut-des-Cuves, Gilbert tenta d’assassiner Louis, mais son arme s’enraya. Louis réussit à sortir son canif et le lui planta dans le dos. Le coup fut net et sans bavure. Gilbert s’écroula et Louis jeta son corps dans la Vologne. Un passant retrouva le corps de Moustique à moitié affalé dans la rivière. La gendarmerie locale fut dépêchée et le médecin, voyant uniquement les blessures sur le visage du bandit, conclut à un suicide. Le malheureux se serait – selon le médecin – jeté la tête la première sur une pierre saillante pour se donner la mort… Encore une histoire de suicide stupide. Pour Louis tout roulait, la mort de son complice, pourtant bien connu des services de police, n’avait alerté personne et n’avait pas paru suspecte… à la bonne heure… L’assassinat de Moustique fut un tournant dans la vie de Louis. Pour la première fois, il avait tué volontairement, mais toujours sans remords. Gilbert Durand n’en valait pas un seul. Louis prit conscience qu’il était allé trop loin et s’il devait revoir un jour son fils, ce serait forcément de manière clandestine car il n’avait plus de papiers. Sa vie était maintenant celle d’un hors-la-loi.

Le 17 février Louis rentra à Lyon et retrouva Gustave Balligand. Louis proposa alors au jeune truand une nouvelle affaire. A mi-chemin entre Givors et Lyon dans le petit village de Millery, une vieille nommée Mme Allemand, tenait un troquet, et aux dires de certaines personnes bien informées, un petit pactole était caché dans l’arrière-boutique. Louis avait déjà fréquenté ce petit bar de village et savait que la vieille dame saurait le reconnaître sans problème. Louis prévint alors Balligand qu’il faudrait, le moment venu, éliminer le témoin gênant sans pâlir. Pendant 3 jours, calfeutrés dans un petit cabanon en bois isolé, les deux criminels préparèrent leur coup. Louis distribua les rôles : il se saisira de la vieille dame tandis que Balligand la poignardera. Au terme d’une veillée d’armes tragique, transis de froid et crevant de faim, les deux pathétiques entrèrent dans la débit de la veuve Allemand. Ils se firent servir à boire et à manger et lorsqu’ils se retrouvèrent seuls avec leur future victime, Louis bondit de sa chaise, se saisit de la vieille et invectiva son jeune complice : « Frappe donc ! Elle va crier ! ». Balligand hésita un instant et s’élança à quatre reprises sur la vieille dame qui s’écroula.

Vue sur le café Allemand à Millery. Archives du Rhône, 2 U 908.
L’arme du crime de Millery. Archives du Rhône, 2 U 908.

Comme l’avait deviné Louis, le butin était conséquent : 10 000 francs à partager. Les deux bandits se séparèrent mais tous deux restèrent à Lyon.

Quelques jours après l’assassinat de la veuve Allemand à Millery, les deux bandits voulurent poursuivre leur itinéraire sanglant. Mais dans le milieu de la pègre lyonnaise et au sein des policiers de la sûreté, l’identité des deux protagonistes avait été rapidement repérée. Alors que Louis attendait Gustave à Vaise le 1er mars 1939, une armada de policiers les attendait. Lorsque les deux bandits virent les policiers s’approcher pour les interpeller, ils sortirent leurs revolver et partirent à toutes jambes dans des directions opposées. Louis n’eut pas le temps d’aller bien loin et se fit arrêter sans heurts. En revanche Balligand fut plus combatif et l’inspecteur Jouvenel dut tirer sur lui. Une balle le toucha à la cuisse et stoppa sa course.

Dès les premiers interrogatoires, les policiers n’eurent aucun mal à faire avouer à Louis les deux crimes de la rue Boileau et du café de Millery. Mais les policiers ne s’attendaient pas à ce que Louis avoue également l’explosion du Bellatrix et l’assassinat de son complice Moustique. Ils découvrirent également avec effarement le carnet de Moleskine noir et ce qu’il contenait. Louis avait consciencieusement noté les noms des personnes qu’il avait assassiné ainsi que les vols et les cambriolages qu’il avait commis. Ce carnet contenait aussi une série de projets macabres qu’il n’avait pas eu le temps de réaliser. Il avait prévu d’assassiner Balligand qu’il jugeait trop faible et qui pourrait l’empêcher de poursuivre son chemin. Il avait également prévu de se venger des gardiens de la prison de Nîmes. Louis avait ainsi imaginé la confection de papillotes de Noël empoisonnées qu’un petit garçonnet serait allé offrir aux matons. Pour les journalistes, ce carnet était le tableau de chasse d’un psychopathe et d’un tueur froid, mais, comme le relève le psychiatre Jean Lépine qui a examiné Louis Philippe, ce carnet est plutôt une manière de verbaliser un constat, un état de fait.

Deux pages du carnet de Louis Philippe / Detective du 9 mars 1939.

Les policiers informèrent aussi Louis qu’il pouvait ajouter un autre mort à sa conscience. Le gendre de la veuve Allemand du café de Millery, un temps soupçonné par les voisins et les gendarmes, s’était jeté au fond d’un puits quelques jours après le décès de sa belle-mère.

Louis Philippe fit alors les gros titres des journaux et son visage effaré se retrouva dans tous les kiosques de France. « Philippe des Vosges, le Weidmann lyonnais est arrêté ! ». Les journaux dressèrent des portraits terrifiants de cette bête des Vosges. Louis, de son côté, maintenant qu’il avait été arrêté, n’espéraient qu’une chose : pouvoir être exécuté rapidement. On lui prêta des idées suicidaires, mais le verdict du tribunal fut plus clément qu’escompté. Louis Philippe écopa de 20 ans de travaux forcés. Il se mit alors à espérer pouvoir revoir un jour son fils.

Gallica.bnf.fr, Paris-soir, 3 mars 1939, 1re page.

Le 9 mars 1939, la sûreté de Lyon procéda à plusieurs reconstitutions des crimes de la bande de Louis Philippe. Une foule de badauds et de curieux se pressèrent aux abords des différentes scènes de crime pour tenter d’apercevoir les assassins. Louis apparut, caché sous un chapeau, la tête enfoncée dans ses épaules. Les policiers escortèrent le meurtrier vers le café de Millery sous les huées de la foule réclamant la mise à mort des assassins.

Louis Philippe arrivant pour la reconstitution du crime de Millery (Gallica.bnf.fr, Le Matin, 9 mars 1939).

En 1949, alors qu’il purge sa peine à la maison centrale de Melun, Louis écrit une lettre au procureur de la République demandant de faire faire en secret une photographie de son fils. Louis avait obtenu des informations sur lui par l’intermédiaire d’une « bonne fée de l’assistance publique » et se dit très heureux qu’il fasse mentir le proverbe « tel père, tel fils ».

Lettre de Louis Philippe adressée à au procureur de la République demandant une photographie de son fils, Pierre. Archives du Rhône, 2 U 908.

Louis a gardé toute sa vie l’espoir de voir son fils et avait consigné dans son carnet de moleskine noir ces quelques lignes un peu confuses :

« Moi, ton père naturel, je te possède sans cesse dans mon cœur. La destinée est des plus cruelle envers nous. Ce que j’ai souffert, ce que je souffre. La vie ne vaut pas la peine d’être vécue quand le destin est tracé. Je te demande une chose, une seule : comprends. Pas comme moi. On ne m’a jamais appris ce qu’est le bien. »

Louis Philippe est mort à Dijon le 17 mai 1990.

NDLA : Un grand merci à André Mongaillard bénévole de l’association Fil d’Ariane pour avoir photographié l’intégralité de l’épais dossier de l’affaire Philippe/Balligand qui m’a permis de réaliser cet article.

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